mardi 14 avril 2015

Djibouti: la politique une affaire de conviction et non de circonstance!

Dans le paysage politique Djiboutien beaucoup font de la politique pour opportuniste alimentaire que de conviction politique profonde. Pour eux, tout est négociable au point de se renier à chaque tour de table.
Par conséquent, ils mesurent leur force et leur faiblesse au gré de leur alliance précaire résultant des faits de circonstance.
Le rassemblement par conviction ou par valeur, est une denrée rare à Djibouti où prime la politique à l'échalote ethnico-tribale à tendance alimentaire.
Le régime en place a réussi à créer un amalgame oh combien! dangereux entre la gestion des biens publics et celle des biens familiaux (privés) à caractère ethnique, tribale et clanique. Cet amalgame est créé dans l'esprit de l'ensemble de nos concitoyens qui trouvent normal qu'un représentant du peuple soit d'office un représentant ethnique, tribale ou clanique. Les quelques personnages (ovni) qui essaient de nager à contre-courant dans cet océan boueux et nauséabond, sont taxés du tribalisme, mot couramment utilisé par le régime afin de légitimer leur endoctrinement.
Après 38 ans d'une dictature ethnico-tribale basée sur le clanisme, le seul bilan que le régime peut présenter aux yeux des djiboutiens est celui d'avoir détruit les valeurs de mots tels : compétence, mérite, état, justice, démocratie, liberté .... et conviction politique dans l'esprit de nos concitoyens.
Le niveau de l'endoctrinement est tel au sein même de la dite opposition, certains reprennent en cœur comme des perroquets bien éduqués le slogan de la dictature sur les supposés tribalistes.
Le régime djiboutien a réussi à créer une telle confusion à l'esprit des djiboutiens qu'ils sont prêts à accepter d'avoir un représentant ethnico-tribale quelque part au sein de la dynastie dictatoriale en lieu et place une vie décente basée sur la liberté individuelle et collective.
Dans l'esprit de nos concitoyens, il y a un lien très étroit entre la promotion d'un proche ethnico-tribale à base clanique et nos bien-être individuels, même si cet individu n'a que faire notre existence.
L'existence de ce lien est un frein à tout changement démocratique et à la création d'un état nation.
Si le régime a réussi à créer dans l'esprit des djiboutiens des chimères tels: l'ethnie, tribu ou le clan comme gestionnaires d'un état nation.
Il faudra que les démocrates des différentes communautés se souviennent que l'idée même d'une nation veut dire le dépassement du clan, ethnie ou tribu pour forger le rassemblement d'individus ayant la même conviction idéologique au service du bien-être de l'individu donc du collectif!
Il est temps pour les "démocrates" de briser ses liens ethnico-tribale pour faire émerger le citoyen responsable au service d'une nation au-delà de toutes connotations partisanes.
La seule voie qui pourra garantir l'émergence de ce citoyen responsable au service de la nation est d'avoir des élections démocratiques avec des alternances.
Si nous réussissons à remplacer les nominations par des élections avec des mandats courts, il y aura l'émergence de l'individu à la place du clan, de tribu ou de l'ethnie.
Le changement est à notre portée à condition que nous associions volonté et action.
La peur de la nouveauté est un frein en soit!
La lutte continue plus que jamais!
MDHaut du formulaire

·         Mahamoud DjamaBas du formulaire

jeudi 26 février 2015

L’AFRIQUE : Pourquoi, il faut mettre fin aux dictatures.

L’AFRIQUE : Pourquoi, il faut mettre fin aux dictatures.



Depuis des décennies le monde et surtout les démocraties occidentales ont préféré soutenir des dictateurs qui affamaient et maltraitaient leur peuples en privilégiant une supposée stabilité et l’endiguement d’un terrorisme qui se propage sous le souffle des pompiers pyromanes « les dictateurs africains ». Les démocrates occidentaux avaient choisi pactiser avec les dictateurs africains sous-prétextes du « sacro-saint de la sécurité » !

Malheureusement, en plus de la misère et du pillage en Afrique, les méfaits des dictateurs africains atteignent les frontières de l’Europe, de l’Amérique et du monde entier par le biais des contingents Africains et Africaines jetés sur la route de l’exil en fuyant la famine, les massacres, les viols dus aux guerres ou à la mal gouvernance. En plus des cerveaux, l’Afrique se vide de sa jeunesse qui constitue sa substance. L’enfant de l’Afrique est sujet à la malnutrition, à la maladie et la mort. Dans un sens l’avenir de l’Afrique est condamné.

Le peuple africain à part quelques exceptions près, n’a jamais connu la liberté et le développement qui auraient accompagné la décolonisation.

Beaucoup des peuples africains ont vu leur liberté confisqué par des petits groupes qui s’autoproclament leurs représentants sans demander l’avis de ces peuples.

Beaucoup de ces pseudos représentants et leurs soutiens extérieurs essaient de masquer la réalité africaine sous le sceau de non-ingérence à des pays souverains. Or, il s’agit une définition erronée émanant de la propagande des dictateurs car il y a bien longtemps qu’ils ne représentent plus  les peuples souverains qui avaient obtenu leur libération par le biais de leur sang. 

En Afrique, on n’est plus dans des républiques, mais des dynasties héréditaires dont les lois changent au grès de l’humeur du chef. À moins que la mort les emporte les dictateurs africains veulent  rester au pouvoir ou placer un héritier dans la lignée familiale. C’est ainsi que le changement des constitutions ou les lois organiques est devenu monnaie courante.

Plus de la moitié des dictateurs africains ont changé la constitution ou en phase de le faire.

Le vent de liberté qui a emporté beaucoup des dictateurs arabes, souffle actuellement en Afrique. Le Burkina Faso a été le premier à se débarrasser de son dictateur-président. Autres sont effervescences et sont secoués par des crises profondes, sans que la communauté internationale ne prête intention, mais leur explosion pourraient accentuer encore la situation  précaire de l’Afrique.

Pourtant des solutions existent pour changer la donne en Afrique. Aider les Africains à récupérer leur liberté de choisir leurs dirigeants par des processus démocratiques transparents. Aucun être humain, aucun peuple ne née pour la soumission et la domination. Nous sommes tous nés libres et on doit y demeurer. Aucune culture, ni coutume ne prône la soumission ou le manque de liberté. Il n’y a qu’une seule liberté, une seule justice et une seule démocratie, celle de choisir librement ses dirigeants.

À part quelques rares exceptions, aucune élection ne se déroule dans un esprit de liberté ou démocratie. Les observateurs n’ont au mieux pas accès à l’ensemble du processus et au pire sont en connivence avec les régimes en place.

 Les démocrates africains et la jeunesse africaine prennent actes des déclarations des dirigeants Occidentaux tels que les président Obama et Hollande, même si leurs pays se plaçaient jadis du côté des dictateurs, mais qui cette fois-ci ils disent soutenir les peuples africains à récupérer leur liberté et leur dignité.

De notre côté le mouvement des démocrates africains, nous ne nous  contenterons plus à des déclarations, mais nous voulons que celles-ci soient traduites en actes :

  - La fin de reconnaissance des résultats truqués en mettant en place d’un processus démocratique et transparent avec l’implication de l’opposition et de la société civile.

  - La fin des flux financiers envers les régimes dictatoriaux et transfèrent de la gestion de l’aide au développement à des ONG locaux dont la gestion soit transparente et démocratique.

  - Un soutien affirmé aux peuples qui luttent pour leur liberté et la mise en ban du concert des nations de tous ceux qui « colonisent » leur propre peuple en voulant garder le pouvoir à tout prix.

 La démocratie et la libération des peuples africains sont les seuls remparts face aux prédateurs internes et externes qui pillent les ressources de riche continent.


Mahamoud djama 

mercredi 14 janvier 2015

Djibouti: L'accord Cadre en péril?



L'incohérence du régime Djiboutien peut-il mettre en péril l'accord cadre entre l'usn et le gouvernement?
L'accord cadre entre l'opposition et le gouvernement djiboutien est face à un dilemme qui peut aboutir à un vice de procédure et donc son annulation.
Peut-on signer un accord avec des gens ou des structures qu'on ne reconnait pas?
Une coalition n'est pas un parti, mais un ensemble des partis. La coalition ne peut tirer sa légitimité que les partis qui la composent. Si on reconnaît la coalition par définition, on reconnaît toutes les partis qui la composent. Dans le cas contraire, il fallait régler le problème de légitimité des partis avant de reconnaître la coalition.
Une chose est sûre qu'on soit dans la coalition usn ou dans le régime, la négociation entre usn et le régime se fait en dehors de toute légitimité. Depuis, le début, la coalition usn tient un langage avec le régime et un autre le peuple. Pour le peuple djiboutien usn est composée de 7 partis (ARD, CDU, MRD, MODEL, PDD, RADDE et UDJ), mais pour le régime, au niveau de la législation, usn est composée de 3 partis (ARD, UDJ, PDD). Le parti CDU n'est pas dans la coalition USN au niveau administratif car CDU n'était pas dans la coalition lors de l'enregistrement de la coalition au moment des élections législatives 2013.
Les partis MRD, MODEL et RADDE ne sont pas reconnus par le régime. Donc, par définition, ils n'existent pas pour le régime.
Pour sortir du flou, il fallait avant d'engager une quelconque négociation, commencer une reconnaissance mutuelle de toutes les parties engagées dans la négociation.
Or, ce n'est pas le cas, d'où un flou artistique sans nom, de qui discute avec qui et en quelle qualité.
Mais, là où le régime met en péril l'accord cadre c'est le fait de maintenir en vie l'ARD cloné alors qu'il vient de signer avec le président de l'ARD au sein de la coalition, qui est également le président de l'USN Mr Ahmed Youssouf.
Alors, la question qu'on a le droit de se poser est: en qualité quoi Ahmed Youssouf a signé l'accord cadre? en tant président de la coalition USN reconnu par le régime lui-même avec la signature de l'accord cadre? Si c'est le cas ça implique la fin de l'ARD cloné du moins au niveau administratif le jour de la signature.
Or, ce n'est pas le cas, alors qu'elle est la logique du régime et l'avenir de l'accord cadre?
En s'attaquant à l'ARD, le régime avait détruit la coalition usn sur sa base légale au niveau administratif.
Alors, l'accord cadre avait été signé entre qui et qui? Une coalition qui n'existe plus au niveau administratif et un gouvernement schizophrène?
L'usn et le gouvernement ont-ils évoqué de ce problème de vice de procédure?
Il est temps pour les deux partis usn ou gouvernement d'arrêter de rédiger des accords sous l'effect du khat afin d'avoir un peu de cohérence.
La lutte continue plus que jamais.
MD

A mes frères africains et musulmans, pourquoi faut-il condamner les attentats contre "Charlie hebdo" et "l'hyper casher" ?





J'ai vu sur les réseaux sociaux un certain nombre de postes ou d'articles critiquant le double discours, la liberté d'expression à géométrie variable ou même le deux poids , deux mesures sur l'indignation devant la mort qu'elle touche un européen ou un africain et un musulman.
Je partage avec vous ces interrogations que je considère critiquable et à critiquer. Mais, ces critiques aussi légitimes soient-elles ne nous donnent pas le droit de justifier, de comprendre, de soutenir et de ne pas condamner ces actes abjectes.
Les caricatures de Charlie Hebdo envers le prophète Mohamet(sws) ont-ils été ignobles et offensants pour les musulmans?
La réponse oui.
Fallait-il que certains s'arrogent le droit de tuer pour venger "le prophète"?
J'ai mis entre guillemets le prophète car on ne peut pas venger le prophète, ni insulter et encore moins tuer en son nom car il est au-delà de tout ça. Les caricatures de Charlie Hebdo s'adressaient à la communauté musulmane et non au prophète.
Alors la question à se poser est: faut-il tuer lorsqu'on est insulté, caricaturé ou offensé?
Il y a un proverbe africain (somalien) qui dit : "dheeg imidaba dhab daro hadhayeh". C'est qui veut dire "du moment que le sang a coulé, on ne cherche pas qui a insulté le premier ou fauté".
Ceci indique clairement que le sang humain est sacré.
Donc, la communauté musulmane avait le droit de poursuivre le journal devant la justice, de boycotter de le lire, de créer des journaux satiriques afin de répondre aux attaques dont elle se sent victime. Mais, ceci ne donne pas à certains de s'arroger en son nom le droit de tuer.
Pour mes frères africains qui sont choqués qu'un pays tout entier et puis le monde entier se lèvent pour 17 morts alors que chez eux d'autres fous massacrent 2000 personnes sans que cela n'émeuve le moins du monde. Il faut chercher la réponse chez nous et arrêter de regarder l'Europe et faire des comparaisons qui n'ont pas lieu d'être où de colporter des déclarations à l'emporte pièce de certains dictateurs africains tel Mr BIYA.
Si on reprend les événements en France:
1) le peuple français dans sa diversité se lève.
2) le peuple européen soutien le peuple français.
3) le monde soutien la France.
En Afrique, les dictateurs massacrent leurs peuples ou les abandonnent dans les mains des terroristes après les avoir privés de tout pendant des générations.
Il y a un proverbe africain(somalien) qui dit: " those nin lehe baa galgacha toleh uu irkiya". Ceci veut dire c'est à toi de bouger pour ton intérêt et tes proches font t'aider. Pas loin du "aides toi, le ciel t'aidera".
Si les africains veulent que le monde les respecter, ils devraient commencer à se respecter entre eux et sacraliser la vie humaine dans leurs contrés, au lieu de se massacrer pour des raisons tribales, ethniques ou politiques.
Pour la liberté d'expression à géométrie variable, il y a un proverbe qui dit : "la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres ." Mais, on est des humains et chacun veut agrandir sa liberté au détriment de celle des autres. Donc, afin d'éviter que la liberté de quelques uns prime sur celles des autres, il a fallu instaurer un système (la démocratie) qui permet à chacun de défendre sa liberté en agissant sur les lois et les institutions par le biais de son vote (un Homme, une voix).
Donc, si certains se sentent un peu lésé par les lois de la république, il est peut-être temps qu'ils s'organisent afin de rétablir leurs droits et libertés par le biais de la démocratie en participant massivement aux institutions du pays et non se réfugier dans le boycott ou l'abstention.
Pour conclure, les attentats en France n'ont seulement touché Charlie Hebdo, même si c'est déjà insupportable, mais, l'ensemble de la communauté nationale française (judaique, musulmane et chrétienne) dans sa pluralité et sa diversité.
Et, la France dans sa diversité (chrétienne, judaique, musulmane) doit condamner unanimement cette agression qu'elle soit interne ou externe.
Et, si le peuple a pu se lever, c'est grâce à sa démocratie et à sa liberté.
En Afrique ou dans le monde musulman, les responsables politiques ont peur de leur population pour leur permettre d'exprimer leur indignation face à un événement aussi tragique soit-il!
Alors, ne mélangeons pas tout et ne cédons pas à l'anti-occidentalisme primaire héritée du colonialisme.

MD

mardi 9 décembre 2014

Djibouti : la dictature méconnue de l’Afrique !


Djibouti : la dictature méconnue de l’Afrique !

37 ans de dictatures ont transformé Djibouti à une prison à ciel ouvert ! Pourtant cette dictature vieille de 37 ans est totalement méconnue en occident et encore moins en Afrique !

 La dictature de Djibouti est héréditaire du même type que « les bongos » du Gabon ou « les eyademas » du Togo, le dictateur  Hassan Gouled, n’ayant pas de fils ou fille,  a passé le flambeau à son neveu, Ismael Omar Guelleh, après 22 ans de règne. Celui-ci, est à son quinzième année de règne.

A l’inverse des autres dictatures d’Afrique, la dictature Gouled/Guelleh vit relativement à l’abri des médias occidentaux. La clémence dont bénéficie la dictature djiboutienne peut s’expliquer par la taille du pays et surtout la timidité du peuple djiboutien, qui a du mal à parler des sévices  du régime.
Mais, cette clémence peut-être également le résultat d’un lobbying très agressif du régime sur les médias internationaux allant jusqu’à acheter le silence s’il n’obtient pas un papier de propagande.

Djibouti par sa situation géographique, est un pays riche. Situé au carrefour de l’Afrique et l’Asie, au passage d’une route maritime très fréquenté, Djibouti est également le port de l’Ethiopie, un pays de 80 Millions d’habitants dont la croissance économique avoisine le 10% par an !
Grâce à sa position, djibouti est également un hub pour la télécommunication. Le pays est situé au croisement de trois câbles souterrains.
En outre, Djibouti est quasiment un pavillon militaire multinational où sont stationnés des soldats français, italiens, allemands, espagnoles, américains, japonais, mais également chinois et on parle même des russes ou iraniens.
 
Malheureusement, près de 80 % des djiboutiens vivent sous le seuil de pauvreté et près de 50% sont dans une insécurité alimentaire sévère. L’économie djiboutienne repose sur la rente sur tous les aspects de la vie économique du pays. A Djibouti tout est a loué au plus offrant. Nouer des relations avec des partenaires, établir une stratégie de développement à long terme, créer des entreprises, investir dans l’éducation, la santé ou investir dans les secteurs énergiques ne sont points les priorités du régime actuel. L’argent facile généré par la rente de la position géostratégie de Djibouti, la course derrière le billet vert sont l’alpha et l’oméga de la vision stratégique du régime. Toute l’énergie ou la réflexion des dirigeants du pays pour ne pas dire le dirigeant tourne à la conservation du pouvoir  par tous les moyens. En effet, Guelleh a réussi au bout de trois mandats à la tête du pays à s’alénier la quasi-totalité de la classe politique  dont certains étaient ses compagnons avant de tomber en disgrâce ou claquer la porte pour rejoindre l’opposition, mais également les intellectuels, les jeunes, les femmes qui étaient il y a encore peu le noyau dur de ses supporteurs.

Depuis, le holdup électoral des élections de février 2013, le pays est quasiment  à l’arrêt : l’administration est atone. Les conflits de personnes dominent au sein du gouvernement, la famille du dictateur (la fille, les beaux-fils, la dernière dame  du pays) alimente les faits divers et les conflits de personne. Le pays est non gouverné, à part l’aspect créatif de la crainte quotidienne confié des pseudos seigneurs de « guerres » qui s’apparentent à des tortionnaires  sous couvert de l’uniforme des institutions d’état.

 Pour le peuple djiboutien l’intimidation, l’humiliation et les mauvais traitements sont les lots quotidiens en lieu et place d’une vie décente  qu’il aurait pu espérer en vue de la place stratégique qu’occupe leur pays et les devises engendrés par conséquent.

L’occident qui a longtemps considéré le régime djiboutien comme une dictature amie, commence à comprendre la nature du régime qui est plus à une kléptocratie qu’un pays. Ils constatent également la non-viabilité du dictateur qui fait un réel rapprochement avec les devises chinoises en dépend de leur amitié!

Quelques lueurs d’espoirs dans cet océan de désespoir du peuple djiboutien, le réveil de la jeune djiboutien sous la bannière MJO, une opposition qui préserve pour l’instant l’unité, des leaders disponibles et viables, la prise de conscience occidentale qu’au-delà de deux mandats à la tête d’un pays, un homme ou une femme n’apporte rien de bien à part la destruction ou la misère.

Cette prise de conscience n’est pas étrangère à la détermination du premier Président américain qui a des origines africaines dont justement le père a subit le système de la dictature. Obama hait la dictature et les dictateurs, il fait tout pour faire comprendre aux dictateurs africains que le temps où ils régnaient avec la complicité occidentale est révolu ! 

« The game is Over » pour Guelleh !

Mahamoud djama






Ce que j’ai vu et vois encore: chapitre 2

Ce que j’ai vu et vois encore
chapitre 2
Par
Daher Ahmed Farah
(Suite)





Sur ce terreau de la pauvreté, je ne vous apprends rien, les maladies ne peuvent que prospérer. De sorte que trop nombreux sont les Djiboutiens qui souffrent d’une ou plusieurs maladies chroniques, situation d’autant plus préoccupante que la politique gouvernementale de santé brille par ses carences et que l’accès au peu de soins disponibles est devenu malaisé. 

Pauvreté, dis-je. Quelles en sont les causes ? Sont-ce l’exode rural et l’immigration, comme l’affirme le chef de l’État, Monsieur Ismaël Omar Guelleh, dans sa dernière interview à Jeune Afrique (édition 2776 du 23 au 29 mars 2014), journal à lui ami ? Point sûr. La principale et profonde cause de la pauvreté à Djibouti est, par-delà les apparences, la mauvaise gouvernance. Laquelle ne place pas l’intérêt général et partant l’humain au cœur de ses préoccupations. Ce qui préside à l’action publique à Djibouti, ce n’est pas le service du peuple mais d’intérêts particuliers. Il s’ensuit une allocation des ressources fortement déséquilibrée et une redistribution des richesses extrêmement injuste. Notons le lien de causalité : à extrême injustice dans la redistribution, extrême pauvreté dans le pays. Celle-ci, comme précédemment rappelé, frappe 42,2% de la population (Cf www.dj.undp), chiffre en-deçà du réel pour beaucoup d’acteurs de terrain.

Ainsi, la population rurale ne bénéficie point de la politique de développement qu’elle mérite. Elle n’est pas aidée à améliorer ses conditions d’existence. Point de réponse sérieuse aux sécheresses récurrentes. Les eaux de pluies ne sont guère retenues. De nouvelles techniques culturales sont rarement introduites auprès de nos agriculteurs. Agriculteurs? Ils existent bel et bien dans ce pays, contrairement à la légende qui fait de lui une terre lunaire. Non plus, la terre n’est point reboisée d’espèces végétales à la fois utiles et résistantes, reboisement qui aurait un impact microclimatique positif, atténuerait la chaleur et pourrait contribuer à l’alimentation animale. Cette politique de reverdissement pourrait et devrait s’articuler avec un effort vers l’élevage traditionnel extensif pour le repenser, en accord avec les pasteurs nomades, et l’adapter aux évolutions climatiques. C’est dire si les ruraux restent peu formés, peu orientés et peu accompagnés. C’est dire si les activités génératrices de revenus ne sont pas encouragées en milieu rural.

Résultat : les ruraux se réfugient en ville. Ils viennent gonfler les centres urbains de pauvres supplémentaires. Pauvres supplémentaires, car les villages et les villes sont déjà emplis de démunis. Les pauvres urbains sont les chômeurs, les intermittents de l'emploi (ils alternent périodes d’emploi et périodes de chômage), les travailleurs mal payés, les personnes âgées sans ressources ainsi que les enfants que toutes ces catégories d’adultes ont en charge. Ce sont aussi les immigrés clandestins à qui la porosité de nos frontières a permis de venir chercher de quoi survivre sur le sol national. En termes de générations, le chômage urbain, que l’exode rural et l’immigration ne créent pas mais aggravent, et dont la massivité n’a rien à envier à celle du chômage rural, frappe une très forte proportion de la jeunesse, la composante la plus nombreuse de la population des villes comme de la population générale. Dès lors, chez nous, le chômage global, qui inclut urbains, ruraux et immigrés, est l’un des plus massifs au monde, au point que le chiffre de 59.5% avancé par les statistiques (Cf www.dj.undp) apparaît comme un pâle reflet de la réalité.

A suivre. 

Ce que j’ai vu et vois encore: chapitre 1

Ce que j’ai vu et vois encore
Chapitre 1
Par
Daher Ahmed Farah
(DAF)

Cela fait déjà un petit moment que je ressens le besoin de partager avec vous ces quelques lignes. Les partager par la plume, car il m’est déjà arrivé d’en évoquer oralement telle ou telle partie. La plume ? L’écrit reste, a-t-on coutume de dire avec cette assurance qu’inspirent les dictons éprouvés. Même si aujourd’hui cet adage devrait s’énoncer moins exclusivement : par la magie du progrès technique, les paroles restent aussi.

De fait, l’envie m’en a envahi dès les premiers jours qui ont suivi mon retour d’exil, c’est-à-dire dès après le 13 janvier 2013. Mais j’ai voulu laisser impressions et informations se décanter pour, par-delà l’émotion, mieux en saisir la substance.

Qu’ai-je alors vu ? Qu’ai-je pu observer? Bien des réalités que les Djiboutiens connaissent pour les vivre au quotidien. Quel intérêt alors à évoquer ces réalités puisque connues des premiers intéressés ? Il me paraît utile de les redire encore en les liant à leurs causes pour rappeler que ce ne sont point des fatalités mais des problèmes que le changement que nous visons est à même de régler. Sans compter mon souci constant de contribuer à informer le vaste monde de nos souffrances sous ce régime.

Comme mon regard se porte d’abord sur les êtres, c’est-à-dire sur le vivant, la première réalité observée est l’état physique de la majorité de mes compatriotes. Ils donnent à voir leur amaigrissement, leur vieillissement précoce, leur regard hagard où perce l’angoisse du jour et du lendemain, bref la détresse imprimée en grandes lettres sur leur corps.

A l’évidence, cet état physique et moral reflète les duretés de leur quotidien, à commencer par la malnutrition, c’est-à-dire l’absence d’une alimentation suffisante en qualité comme en quantité. Il indique l’incapacité économique de cette grande majorité de Djiboutiens à subvenir à leurs besoins. Il montre aussi, dans certains cas, une maladie mal traitée telle que le diabète.

C’est indiscutablement la pauvreté qui se lit sur le corps de ses victimes. C’est elle, trop souvent aggravée en misère, qui déroule ses stigmates. La pauvreté saute aux yeux dans ce pays. Les Djiboutiens ont continué de s’appauvrir sous le pouvoir en place, à telle enseigne que le phénomène atteint aujourd’hui des sommets. Les conditions concrètes d’existence de la population dans la capitale comme en province, en témoignent. Abonde dans le même sens le chiffre de 70% de la population et plus, cité ici et là pour estimer l’ampleur de la pauvreté à Djibouti, l’extrême pauvreté étant pour sa part située à 42.2%. L’indice de développement humain ou IDH (Cf www.dj.undp) qui classe Djibouti 164ème sur 187 pays, le confirme. C’est un désastre sans précèdent dans notre histoire collective.


à suivre … !