jeudi 20 mars 2014

Djibouti : Quel Bilan de l’an I de la contestation ?


Un an de contestation est en soit une révolution au pays des matins calmes et des après-midis déserts. L’anomalie est même poussée à l’extrême pour parler de contestation à « Gellehland » où le maitre des lieux avait pour habitude de tuer dans l’œuf toutes revendications sociales ou politiques et châtier de manière extrême toute opposition à sa gestion de sa chose (Djibouti).

Sans verser dans l’angélisme et la croyance naïve en un changement démocratique rapide à Djibouti, essayons d’établir un bilan honnête de l’an I de la « révolution djiboutienne ».

Sur le plan du rapport de force, le dictateur peut encore compter sur une force répressive (police et gendarmerie) qui est voué corps et âme à son nourrisseur le maitre Guelleh.
Il peut également compter sur une justice aux ordres.
Par contre, sur le plan diplomatique, Guelleh a perdu toute crédibilité à l’intérieur du pays comme à l’extérieur, ses mensonges sont rejetés. Chacune de ses interventions consolident la coalition de l’opposition et amène son cortège de nouveaux opposants.

Un an après, les prisons sont remplies des valeureux citoyens alors que les bandits se promènent dans les rues. La déchéance de nationalité est le sport favori du dictateur. L’administration est totalement fantomatique et les conflits entre les princes atteignent  des sommets.

Les sources de financement qui nourrissaient la dictature, commencent à se tarir et  le coup de semonce donner par l’Union européenne avec le conditionnement de son aide à l’avancée des négociations entre l’état et l’opposition est un coup dur porté au régime.

La capitulation de l’opposition n’a été obtenue malgré les efforts soutenus de ses infiltrés.

Du côté de l’opposition, le bilan n’est pas flatteur non plus. Après avoir soulevé des espoirs sans égales, le décalage entre le changement voulu par la rue et celle  du « haut conseil de l’USN » (une armée mexicaine dont les idéaux se sont perdus dans la masse) est gigantesque.

Comme la révolution ratée en Iran, les discours et les actions de certains leaders commencent à démobiliser les jeunes et la diaspora, pourtant les fers de lance de la mobilisation.
A Djibouti, comme en Iran, l’opposition n’a pas réussi à faire la jonction entre les revendications sociales et politiques.

Du côté des valeurs, l’opposition djiboutienne a perdu beaucoup avec des nominations et une charte totalement en décalage des aspirations du peuple.
Comme en Iran, les leaders djiboutiens ne veulent pas changer de système mais voudraient un changement dans le système, plus difficile à obtenir dans un pays unicellulaire dans lequel  un homme décide de tout.

Pour les points positifs à noter dans l’opposition : une unité gardée au prix du minima, une jeunesse qui retrouve le goût de la lutte, une diaspora qui s’est réveillée et consciente de son potentiel.

Alors où en est l’espoir du changement démocratique qui a enchanté la rue djiboutienne un jour du 23 février 2013 ?

Comme disait le grand historien Thucydide « Tout Homme va toujours au bout de son pouvoir », Guelleh ira au bout de son pouvoir. Et, on peut lui faire confiance qu’aucune démocratie ne sera visible de son vivant.  Guelleh n’a jamais voulu et ne voudra jamais de son vivant d’un système démocratique et juste. Guelleh combat la justice et la liberté et ne peut pas concevoir un système démocratique  car ceci  va l’encontre ses principes les plus élémentaires. Son équation est simple, lui et ses proches doivent vivre sur les dos des autres.

Au niveau de l’opposition, les valeurs démocratiques ont disparus petit à petit face aux chantages du dictateur et de ses soldats infiltrés qui ont poussé des accords au minima excluant toutes références à des valeurs démocratiques.

La jeunesse entre la répression de la dictature et les discours insipides de certains leaders (dont certains commencent à diffuser des messages de soutien au dictateur avec des propos totalement incohérents : « qu’ils ne veulent pas un changement démocratique dans l’immédiat » ou « d’autres qui  excluent un changement démocratique en 2016 »), commence à quitter le bateau USN petit à petit.

La diaspora a résisté aux attaques du régime et de ses sbires, et avait mis à nu l’image de la dictature à l’extérieur, malheureusement elle a été atteinte et désorganisée par un coup magistral venant directement du cœur de l’USN. Depuis, les coquilles vident qui s’auto-désignent à vie pullulent  au sein de la diaspora, même si la France est la plus touchée. Un virus appelé « tribalisme » fait le reste au point que certains évitent leurs amis qui partagent leurs valeurs au profit de gens que tout leur oppose.

Il apparait que ni le régime ni l’opposition USN ne soient capables de faire leur bilan et corriger leurs erreurs.
Le peuple djiboutien et surtout la jeunesse djiboutienne semblent être pris au piège.

La question reste entière, révolution ou pas ?

Mais aucune évolution n’est à espérer au royaume de Guelleh et de ses captifs mercantiles au service de l’injustice et de la répression sans borne.



samedi 15 mars 2014

Djibouti : Le régime se réfugie dans la répression!


En panne de solution, le régime Djiboutien s’enferme dans la répression en total contradiction avec ses promesses des négociations avec l’opposition.

Le régime n’a jamais voulu négocier avec l’opposition selon les dires des proches collaborateurs du dictateur djiboutien d’après RFI.

Alors pourquoi promettre des négociations dont on n’a aucune envie de s’engager ?

Même si cette question semble être incongrue pour beaucoup des gens, elle mérite néanmoins d’être posée pour répondre aux néophytes de la stratégie dictatoriale.

Pour répondre à cette question, il faut avoir lu la bible (le livre de machiavel)  du dictateur Guelleh. Guelleh, à l’instar de tous les dictateurs Africains, considère Machiavel comme son seul  dieu et prophète et applique au virgule près les stratégies du prophète.

Comme tout « machiaveliste » qui se respecte, Guelleh considère qu’un prince ne doit pas abdiquer sans combattre et qu’il doit négocier sa défaite face à un autre prince et non avec les sujets de son royaume.

C’est ainsi que les dictateurs adeptes du machiavélisme ont toujours un train de retard face aux événements qui se secouent leur pays.

Pour eux, négocier est un aveu de faiblesse, donc, ils ne peuvent pas négocier avant d’y être contraints. Mais, lorsque la contrainte arrive, aucune négociation utile n’est plus à l’ordre du jour d’où la limite du machiavélisme.

Alors, pourquoi Guelleh parle constamment des négociations alors qu’il fait l’inverse ?
Guelleh utilise la négociation comme une arme de guerre pour diviser l’opposition et calmer l’opinion internationale.

Guelleh a testé ses théories sur la conception du machiavélisme sous le règne de Gouled en cas pratique lors des négociations avec la frud armé en 1994 et 2001.

Guelleh négocie pour conforter son pouvoir et non l’inverse. Donc, aucune négociation n’est possible tant que l’opposition est unie.

Et, bizarrement pour la première fois de l’histoire de Djibouti, les manigances de Guelleh pour diviser l’opposition ne prennent plus  d’où sa colère noire le 4 mars 2014.

Sa sortie était tellement catastrophique que le régime tout entier s’est vu mentir pour couvrir les mensonges du dictateur.

Il y a un constat actuellement à djibouti que Guelleh est arrivé au bout de la théorie machiavélisme  et qu'il n’a plus de solutions pour rétablir  une situation favorable à son régime.

Donc, La seule arme qui lui reste est la répression pour décourager le peuple.

Or, cette arme a un double tranchant, celle d’unifier ses adversaires et précipiter sa chute. C’est ainsi qu’il a ciblé une certaine catégorie des familles tribales et ethniques pour créer la confusion, mais encore une fois ceci ne prend pas.

Pour la première de l’histoire de Djibouti, Guelleh tâtonne car il a du mal à cerner de quoi est-il confronté !

Pour Guelleh et ses acolytes, la situation actuelle de djibouti est juste une contestation sans lendemain qu’il faut savoir maîtriser, or après 36 ans d’une dictature implacable, la société djiboutienne veut un changement à 90%.

Par contre, jusqu'à présent, la fraction qui espère un changement dans le même système est relativement importante par rapport à ceux qui veulent un vrai changement.

Sans peur des mots, un vrai changement veut dire une révolution.


Et, lorsqu’un régime se réfugie dans la répression, la révolution n’est pas loin.

lundi 24 février 2014

Djibouti : Djibouti se dirige tout droit vers la révolution !


Face aux atermoiements d’un régime en fin de vie, la rue djiboutienne commence à exaspérer. L’opposition essaie de tempérer pour éviter un affrontement sanglant, mais la répression féroce du régime et le manque de perspectif politique peuvent avoir raison des derniers irréductibles à une solution négociée et donner raison à ceux qui souhaitent un soulèvement populaire pour sauver le pays.
Le régime Guelleh totalement coupé du peuple ne semble ni voir, ni entendre la colère montée à un niveau sans précèdent.  Pour Guelleh et les faucons de son régime, la solution passe par plus de répressions. C’est ainsi qu’il vient d’opposer une fin de non-recevoir à la main tendue de l’opposition USN et la communauté internationale sous l’égide de l’Union Africaine et l’Union Européenne qui se sont proposés de jouer de rôle des facilitateurs ou des médiateurs.
Le dictateur et son dernier pré carré constitué uniquement les durs du régime pensent pouvoir piéger l’opposition sur un supposé parti intégriste et sur l’islamisation du régime en cas de changement. Le régime djiboutien fait un volontiers parallèle entre la révolution égyptienne et la situation actuelle à Djibouti. Or, s’il y a comparaison à faire, le système politique, sociale et religieux a plus des points communs avec la Tunisie que l’Egypte.
D’un autre côté, certains détracteurs du changement à Djibouti, essaient d’utiliser la peur d’une « somalisation » de la situation djiboutiene, si la résistance pacifique des djiboutiens(nes) continuent à ce rythme.
Certaines informations non-confirmées pour l’instant par l’opposition djiboutienne, indiquent que le régime distribue des armes à certains de ses supporteurs choisies exclusivement pour leur appartenance tribale ou ethnique.
D’un autre côté, la police ou la gendarmerie, ainsi que le SDS(le puissance service secret djiboutien) se transforment petit à petit à des escadrons de la mort ou des milices armées sous les ordres d’un petit groupe d’hommes et des femmes dont le seul objectif est de provoquer un génocide tribale ou ethnique (guerre contre une population non armée).  Pour mettre en place leur effroyable objectif, ce groupe établit des listes ethniques et tribales lors des différentes arrestations effectuées pendant les manifestations pacifiques ou des rafles ciblées sur une frange de la population.
En dehors, des agissements  effroyables des agents de l’état sur la place publique à Djibouti, le régime constitue des cellules semi-terroristes au sein de la diaspora djiboutienne en occident pour terroriser celle-ci et la neutraliser.
C’est ainsi que pullule sur la toile des coquilles vides sous l’appellation des comités de soutien UMP composées uniquement des agents de service secret djiboutien pour chasser les opposants démocrates. Les insultes et les menaces sur les démocrates djiboutiens sont devenus monnaies courantes. Ces insultes ou ces menaces sont essentiellement formulés par des « supposés réfugiés somaliens » car en réalité il s’agit des djiboutiens qui utilisent des faux papiers somaliens pour mieux servir la dictature djiboutienne en occident.
Cette planque du SDS djiboutien vient d’être dévoilée par des courageux démocrates d’origine djiboutiens qui mettent en danger leur vie et la vie de leurs proches au pays pour dénoncer ces cellules dormantes au sein de la diaspora djiboutienne et somalienne.
Les états occidentaux doivent prendre des décisions face à ces réseaux des faux papiers et des cellules terroristes dormantes au sein de leur état. Il est temps que les services habilités à la gestion migratoire fassent des enquêtes pour démanteler toute cellule qui pourrait mettre en danger la vie de leurs citoyens, ainsi que les démocrates djiboutiens.
La crise djiboutienne est telle qu’une déflagration est à redouter à tous instants vue les agissements du régime, qui commencent même à déporter des citoyens djiboutiens en fonction de leur appartenance tribale ou ethnique.
La folie du dictateur Guelleh pour réprimer les djiboutiens atteint des limites qu’une révolution semble inéluctable.
Il y avait déjà un air de début de révolution, lors des manifestations du 21 février 2014 que le régime avait interdit, mais que le peuple avait répondu en masse.
Plus aucune solution politique ne semble pointée à l’horizon, Djibouti semble plus que  jamais se diriger vers une révolution.
Mais, la question est : s’agira-t-elle une révolution de velours ou sanglante ?

 Djibouti est à la croisée des chemins entre deux révolutions, mais jamais un retour en arrière sous la dictature. La balle est dans le camp de Guelleh et son dernier pré carré.    

jeudi 13 février 2014

Djibouti: Epuration ethnique et tribale en cours?



Contrairement aux annonces rassurantes du dictateur Guelleh pour l'ouverture des négociations,  les morts s'accumulent du côté de l'opposition.

Après la mort d’hafez (jeune collégien de 14 sous les balles du régime), sahal ali youssouf sous la torture,  la mort oh combien suspicieuse du professeur en français Mahamoud Elmi Rayaleh, nous voici devant le meurtre d'un adolescent de 17 ans, Omar Hassan Youssouf par une milice non identifiée pour l'instant.

Le point commun entre ces meurtres est leur appartenance ethnique ou tribale. Ils sont soit afar, soit issa FOURLABAS!  L'autre point commun est le refus du régime de toute autopsie  pour l’opposition et les familles de ces défunts. 

s'agit-il un malheureux hasard ou des meurtres ciblés ?

Peut-on se poser la question, si l’impensable (épuration ethnique et tribale) est en cours à Djibouti ?

Sans céder à la passion et l'énervement, ce meurtre est le résultat d'un climat nauséabond teinté du tribalisme et l'ethnisme instauré à djibouti par la dictature Gouled/guelleh. Les effets de ce climat se sont accélérés depuis la prise du pouvoir héréditaire d'iog et prennent des proportions alarmantes depuis le début de la crise post-électorale du 22 février 2013. 

Contrairement aux précédents meurtres dont l'implication du régime était avérée. celui-ci est l'oeuvre d'une milice non identifiée pour l'instant, même si tous les regards se tournent vers le régime. 

La nature de ce meurtre évoque une évolution lourde des conséquences pour l'avenir de Djibouti. Ceci traduit: 

- soit la décomposition du régime et l’apparition d'une milice tribale ou ethnique entretenue par le régime, mais qui échappe à son contrôle, ce qui entraînera inévitablement une guerre tribale et ethnique.
- soit il s'agit une politique savamment orchestré au plus haut degrés de responsabilité  de l'appareil du régime pour cibler et éliminer des individus appartenant à une tribu ou ethnie, ce qui veut dire une épuration éthnique, tribale ou clanique.

Dans les deux cas, l'avenir du pays est très compromis, mais la deuxième option semble tenir la corde au vue des agissements des agents de l'état: la police ou la gendarmerie sans parler la SDS(le puissant service secret du pays). Ceux-ci ont mis en place une politique d'authentification sur la base ethnico-tribale ou clanique. La recherche  au sein des militants USN, d'une certaine catégorie des personnes appartenant à des tribus ou ethniques bien spécifiés, est réelle et avérée à Djibouti.

La répression aveugle du régime touche l'ensemble de la communauté nationale, mais les meurtres du régime touchent  essentiellement  à des éthnies(ex: afars) ou des tribus ou clan (samaronne ou issa fourlaba). 

Faut-il voir une épuration ou une répression sanglante d'un dictateur tribaliste et ethnisme, qui considère comme ennemie à massacrer toute la famille ethnique, tribale ou clanique de son principal opposant?

La répression féroce teinté du tribalisme et de l'éthnisme du régime du dictateur Guelleh a fait des milliers des victimes civiles afars (à cause de leur appartenance ethnique) lors de la guerre  anti-frud, qui dure jusqu'à aujourd'hui. Le seul crime des ces afars étaient leur lien ethnique avec des leaders d'opposition dont l’illustre Ahmed DINI AHMED.
Les afars ont été rejoints dans le camp de souffre douleur du régime Guelleh, par les samarrons et certains clans ou tribus issa, mais la répression meurtrière se concentre actuellement sur les issas fourlabas, à cause de leur appartenance au même tribu ou clan du leader DAF, qu'ils soient dans le MRD, MODEL, CDU ou tout parti d'opposition, les fourlabas sont les cibles favorites du régime tribaliste de Guelleh. 

Selon des informations à vérifier, le régime forme et arme  des milices. 

Sous prétexte de former des soldats pour la somalie, le régime djiboutien n'est-il pas en train de former et armer des escadrons de la mort à Djibouti aux yeux et au nez de la communauté internationale?

Sous prétexte que Djibouti est une place géostratégique, la communauté internationale  ne fermerait-elle pas les yeux à la planification et la préparation d'un génocide? 

Il faut combien des morts pour que la communauté internationale ouvre les yeux et stoppe le génocidaire Guelleh et le traduise devant la cour pénal internationale.

Selon des informations concordantes, Guelleh est en train d'acheter une énorme quantité d'armes. Ces armes sont-elles destinées à ses milices?

Les annonces de reprise ou d'ouverture des négociations sont juste là pour gagner du temps. 

Guelleh prépare-t-il la solution finale à djibouti?

Il est temps que la communauté nationale et internationale prennent conscience de la folie meurtrière que Guelleh prépare à Djibouti.

Non! À l'épuration ethnique et tribale que Guelleh prépare à djibouti!
Non! À la destruction de djibouti! 
Non! À la complaisance de la communauté internationale face aux meurtres des gens innocents!
Oui! La liberté et la démocratie!

Oui! Un changement démocratique à Djibouti.

mercredi 5 février 2014

Djibouti : Dialogue ou jeu de dupe ?



Le dictateur Guelleh sera le 3 et le 4 Avril prochain en Europe, plus précisément à Bruxelles, la capitale de l’Europe.

Afin de présenter une amende honorable aux européens de plus en plus critique à son régime, Guelleh joue son jeu préféré: « le faire semblant »  teinté des mensonges et des tromperies.

Avec l’opposition et la communauté internationale, Guelleh joue la montre avec des promesses de dialogue sans lendemain, pour tester la détermination de  l'opposition et celle de la communauté internationale.

Il faut savoir, que la seule issue de Guelleh pour se présenter à une énième élection présidentielle, réside sur la division de l'opposition dont il espère qu'une partie puisse le rejoindre.  C’est ainsi qu’Iog distille les promesses à coup des millions et des postes  au sein de son système (assemblée non élue,  son cabinet ou même à ses représentants dans le monde). 

Quelques pseudo-opposants commencent déjà à se lécher les babines en espérant rejoindre le camp de l’opulence et de la réussite sans lendemain. 

Pour certains alliés objectifs du dictateur Guelleh, « le génie Guelleh » a déjà bouclé les négociations avec l’opposition, il reste juste à annoncer  les conclusions au peuple.

Ils affirment que l’USN a tout cédé à commencer par les sièges à l’assemblée, le maintien des oulémas en prison, l’exclusion des certains partis. Et, dans l'échange, Guelleh aurait accordé quelques promesses comme une hypothétique réforme démocratique dont on ne verra jamais la couleur !  

Même si le tableau sombre depeint par les alliées de Guelleh correspond les plans du dictateur, la réalité semble un peu plus complexe, l’opposition USN, même si elle traverse une zone de turbulence due à la défection des satellites d'iog, montre sa solidité à toutes épreuves. Le bateau USN, même touché par les explosions des mines d’iog, semble tenir le cap : le changement démocratique.

Dans le combat qui l'oppose au dictateur, l'opposition vient de prendre la main, après  une énorme faute stratégique du dictateur,  le 16 janvier 2014, jour d'anniversaire de l'USN, dont il avait mis l'ensemble des dirigeants et quelques centaines des militants au centre de Nagad.

Pour une fois, les critiques des organismes des droits de l'homme, des pays amis et la presse internationale étaient unanimes contre lui! Ceci a également permis de lever la voile sur l’ignominie mensonge du dictateur qui avait toujours déclaré qu'il n'y a aucune répression contre l'opposition et aucun prisonnier politique à Djibouti.

Sentant le vent tourné, le dictateur  a essayé de reprendre la main  en utilisant les recettes du passé : répression (avec une brutalité sans nom), l’activation ses satellites ou alliés objectifs au sein de l’USN, ainsi  que des déclarations  mensongères à la communauté internationale  sur la reprise prochaine des négociations avec l'opposition.

Malheureusement, pour lui, plus personne ne croit à une négociation crédible et honnête entre le dictateur et l’opposition démocratique. Pourtant, il s’agit peut-être sa toute dernière carte pour laisser quelque chose de positif de son passage à la tête du pays.

Il faut dire que la poursuite de la répression et du chasse à l’homme sur les valeureux démocrates (journalistes, leaders d’opinions et leaders politiques ou des simples militants) orchestré par sa milice (pseudo police ou gendarme) n’arrange rien ou plutôt renforce le scepticisme du peuple à son égard.

Le jeu malsain du dictateur est encore une fois, mis à nu, et cette fois-ci au sein du parti ARD, sur lequel le dictateur projetait un énième clonage à sa sauce.

Le parti ARD a failli être une victime de plus et par ricochet l'USN, mais pour une fois, le président de l'ARD a joué l'habilement en mettant en minorité de façon démocratique les alliés objectifs du régime par un vote du bureau exécutif.

L'exclusion du pion d'iog au sein de l'ARD et de l'USN, est un coup dur pour iog, mais beaucoup de ses satellites ou  de ses alliés objectifs se terrent encore au sein  de l'USN.


L’USN n’a pas encore gagné la guerre, mais Guelleh perd bataille après bataille et l'image de son régime se détériore jour après jour auprès des chancelleries occidentales.

jeudi 30 janvier 2014

Djibouti : Opposition de paille face à l’intransigeance du dictateur Guelleh !


La longévité de la dictature Gouled/Guelleh est à chercher du côté de l’opposition djiboutienne qui s’apparente plus à une voiture balaie, qu’une opposition des valeurs et de principe.

Guelleh /et ou Gouled de son époque, ont toujours réussi à retourner des soi-disant opposants, qui ne sont pas plus opposants que la secrétaire du dictateur! Ces opposants sont créés pour occuper l’espace d’une vraie opposition. Leurs amis et proches sont au gouvernement et le balaie diplomatique nocturne bat son plein même au plus fort période de tension.

Après, les morts successifs des leaders naturels de l’opposition, Mohamed Djama Elabeh, Ahmed Dini Ahmed et de Mohamed cheicko, les cadres, ainsi que les jeunes leaders capables de prendre la relève ont été contraints à l’exile.

Depuis,  la dictature façonne à sa façon la dite opposition et installe ses agents secrets au QG des soi-disant partis d’oppositions. Les  conseillers et les proches collaborateurs des leaders des partis, si ce n’est pas eux-mêmes, sont des agents de la dictature.

L’image de l’opposition est détruite à l’intérieur du pays comme à l’extérieur, le peuple djiboutien a pris l’habitude de côtoyer cette opposition qu’il ne différenciait guère de la dictature. Son seul  issu d’échappatoire était l’abstention et le silence en attendant l’espoir du renouveau  et l’émergence d’une vraie opposition.  

Le premier soubresaut d’une renaissance d’opposition a eu en 18 février 2011 dans la foulée du « printemps arabe », à l’époque en exil, DAF avait contribué largement à la médiatisation de l’évènement.  Ce mouvement reflétait plus un ras-bol général qu’un événement émanant d’une organisation d’opposition.

Le deuxième événement arriva avec la victoire du RADD, un mouvement des jeunes crée et soutenu par la dictature elle-même pour discréditer l’opposition, mais le peuple djiboutien en majorité opposant donne la victoire, même si les leaders du RADD glorifiaient le dictateur en même titre que l’UMP (alias RPP), sinon plus. Mais, si on regarde de près cette élection, le taux d’abstention avoisine toujours le 60%. Ceci indique que le dernier cercle de l’électoral d’iog vient de le lâcher.   

Le troisième évènement était  l’avènement ou la création miraculeuse d’USN qui a été une ovnie salvatrice pour beaucoup des jeunes et démocrates, mais dans la composition donnait froid au dos !  Au tour du reste d’UAD (MRD-UDJ), s’agglutine le model (un nouveau parti disposant des cadres et non contrôlé par l’état), l’entité crée et façonné par le régime, USC (ARD, PND ou plutôt ARA, PDD). Cet agglomérat fut rejoint par une partie du RADD (qui lui aussi est infiltré par les agents SDS)  et une après la victoire le CDU du héros de l’indépendance Omar Khaireh, mais qui a ramené lui aussi dans sa valise quelques agents du régime.

Mais, depuis le début le peuple djiboutien et la communauté internationale avaient des doutes sur l’attelage oh ! Combien risqué de cette opposition, mais les gens avaient envie d’y croire, surtout après le retour du leader DAF, ainsi que l’entrée en scène de nos dignitaires religieux et l’éclosion des nouveaux leaders.

Très vite, USN a été adopté au sein du peuple djiboutien de l’intérieur comme à l’extérieur, et a très vite supplanté sans trop de difficulté le monstre honni « UMP », dans l’esprit et  le cœur des gens.  Mais, la dictature connait le point faible d’USN, l’entité façonnée par ses agents USC, née quelques mois avant le retour de DAF.

Le premier maillon a cédé fut ARA ou Mr PND à lui tout seul, l’USN a pu tenir sans trop de difficulté, mais le travail de sape a continué  et surtout sur la même entité USC, dont le maillon suivant est l’ARD. L’ARD est tiraillé par une lutte interne sous couvert d’aspirations démocratiques  dont le point orgue est la tenue ou pas d’un congrès !
 
Au lieu de clarifier la situation interne, le chef du parti, qui est accessoirement le président d’USN, s’octroie le rôle d’un monarque à la tête de l’USN, avec des nominations à ne plus en finir. La distribution des titres et des communiqués insipides pour couronner des coquilles vides appelés « comités de soutien » dont la contenance ne dépasse pas l’individu, tombent comme la pluie. Par contre, ceux qui sont issus d’une élection démocratique sont répudiés, par des communiqués à la dictature Guelleh et totalement méprisant.

Comme par hasard, « la nouvelle prise de Guerre » d’iog vient du rang du monarque d’USN, Mr Ahmed Youssouf Houmed, qui veut mettre la diaspora sous tutelle avec ses nominations  et ses titres emporte-pièces !  Il a fallu trois chargés des affaires étrangères et  coordinations pour faire taire la diaspora, après Boreh, et mahdi God, nous voici avec un certain  Amareh., apparemment, un pitbull de la bonne école iogienne. 

Ces messieurs « des affaires étrangères », les représentants  à la nomination soviétique, les coquilles vides des soi-disant comités de soutien, veillent le silence de la diaspora.

La dangerosité de la dite diaspora oblige Guelleh à sortir le carnet du chèque pour s’acheter les services des réfugiés « somaliens », ce qui réduit la marge de retour aux agents du régime qui ont pris le pouvoir à la tête USN.

Il est temps que le peuple djiboutien se réveille, arrête de suivre les mensonges des certains. Il est temps de demander des comptes à ces soi-disant démocrates et exiger des vraies élections à la tête de l’USN.

Il est temps de stopper la caserne de l’armée mexicaine que devenue le haut conseil de l’USN avec des nominations à outrance.

Il est temps d’indiquer à ceux qui ont du mal à s’occuper les députés qu’ils ont nommés (encore une anomalie) de laisser la diaspora de s’organiser.

La lutte continue !

Et la victoire est possible si nous prenons nos responsabilités et notre courage en main !

N’ayez pas peur de dire ce que vous pensez ! sinon aucun changement démocratique !

lundi 27 janvier 2014

Djibouti : L’appareil de l’état djiboutien en décomposition avancée !


Il est de notoriété publique, que l’autorité est une denrée rare dans l’administration djiboutienne, mais cette fois-ci la déchéance atteint des limites. Les conflits ouverts au sein de l’administration impliquant des ministres, des directeurs généraux ou des simples collaborateurs, paralysent une administration déjà moribonde. La décomposition de l’appareil de l’état amène des situations des conflits insolubles débouchant sur des règlements de compte.

Le ministre n’a pas le pouvoir ou la carrure adéquate pour résorber les conflits au sein de son administration.  Le premier ministre, poste symbolique à Djibouti, n’a aucun pouvoir auprès des ministres et ceux-ci ne sont pas mieux lotis auprès de leur directeur général.

En cas de conflit ou mésentente, tout ce petit monde court régler ses divergences  auprès du dictateur Guelleh qui tel un enfant gâteux, s’amuse et apporte son soutien au grès d’humeur ou appartenance tribale à l’un des belligérants, si ce n’est pas à tous les belligérants.

Les rancœurs et les conflits larvés minent dangereusement le fonctionnement d’une administration privée de ses cadres les plus compétents pour des raisons, tribales, ethniques ou par compétence.

A Djibouti, la règle de base est :

-           Accepter le principe du tribalisme pour avoir un boulot.
-            Etre, le moins compétent possible pour y rester.

Toute personne ayant dérangé ou essayé de déranger cette règle immuable à Djibouti, n’est plus dans l’administration pour ne pas dire n’est plus dans le pays.

Le dictateur Guelleh dont la détresse du peuple djiboutien l’amuse au plus haut point de son être, s’invente des jeux pour amuser sa galerie et sa cour  composée des groupies et des obligés !

Le dernier jeu qui fait fureur au « Guelleland » est celui de remplir les prisons et les centres de détention. Les obligés du dictateur, la milice armée (policiers et gendarmes), soutenue par les hôtes du palais de l’injustice, ont l’obligation de remplir les centres de détentions, c’est ainsi que tout citoyen peut se retrouver en détention arbitraire à tout moment.

Inutile de dire que les leaders politiques et les journalistes sont les cibles favorites des obligés du dictateur qui remplissent leur quotas du jeu ignoble de la dictature.

 La machine commence à s’emballer au point de toucher les touristes et les quelques rares hommes d’affaires qui se risquent encore à investir  au "Guellehland". Mais, jusqu’à présent la communauté internationale ferme les yeux aux jeux malsains de l’enfant de « Bet-wali »! 

Tel un enfant, n’ayant pas reçu une réponse ferme, le dictateur Guelleh continuera à tester la communauté internationale et la limite  du supportable du peuple djiboutien !


Djibouti est plus jamais en danger dans les mains de ce dictateur enfant. La communauté internationale, les pays amis, ainsi que les organisations internationales et la société civile djiboutienne doivent hausser le ton face au dictateur pour qu’il comprenne enfin que son jeu ne prend plus !